19/03/2008
Municipales à Massy : un constat d'échec
La liste du maire sortant de Massy, classée divers droite, a donc une nouvelle fois remporté dimanche 16 mars les élections municipales, avec 57,01 % des suffrages (et donc 42,99 % pour la liste de gauche…)
Cette réélection est bien sûr un échec pour la gauche à Massy.
Cet échec est encore plus sévère si on le met en perspective avec les résultats des précédents scrutins, qui montrent bien qu'en dépit de ce fâcheux résultat, Massy est une ville de gauche :
En mai 2007 dans la commune, Ségolène Royal recueille 57,47 % des suffrages.
En juin 2007 (il y a 9 mois…), François Lamy améliore ce score avec 58,12 % des voix.
Pour rester sur le plan des municipales, entre 2001 et 2008, la droite progresse de 3,6 %.
Quand on examine les résultats des communes environnantes, on constate que, partout, la gauche a progressé.
A Morangis et Wissous, les maires sortants de droite ont été battus dès le premier tour.
A Chilly-Mazarin, malgré un électorat majoritairement de droite aux élections nationales, Gérard Funès a été lui aussi réélu dès le premier tour.
A Igny, Françoise Ribière, et à Palaiseau, François Lamy, malgré une triangulaire au second tour, ont conservé leurs villes à gauche.
A Longjumeau, la liste de gauche de Jean-Claude Marquez échoue de très peu (39 voix !), malgré la présence au deuxième tour d'une liste dissidente de gauche et, surtout, la présence de la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet à droite.
Au niveau du département, les cantonales ont aussi montré un bonne progression du PS, qui gagne deux conseillers généraux supplémentaires.
Quant au niveau national, chacun a pu mesurer l'ampleur de la défaite de la droite.
Voilà pour l'arrière-plan.
Pour en revenir à Massy, on pourrait penser, pour expliquer cette défaite de la liste conduite par Marie-Pierre Oprandi, que le maire sortant serait doté de telles qualités qu'elles le rendraient imbattables.
Mais on peut éliminer cette explication : même si Monsieur Delahaye peut sembler très sympathique à ses concitoyens, on peut aussi constater qu'en deux mandats, il n'a jamais rien entrepris qui fasse sortir Massy de la condition d'une ville de banlieue bien ordinaire. On peut même considérer que notre commune, sous sa gestion, a vécu en deçà de ce que lui promettait son potentiel.
Quant au style de "management" du maire, il est, parait-il, loin de faire l'unanimité…
Commune de gauche, contexte favorable, adversaire estimable, mais pas exceptionnel…
Alors, y aurait-il une malédiction des municipales à Massy ?
Bien évidemment non.
Mais il faudra pourtant trouver les vraies raisons qui ont motivé cet échec, et tirer les leçons de ce rendez-vous raté avec les Massicois pour éviter que se reproduise encore ce type de déconvenue.
Ce travail devra être mené par toutes celles et tous ceux qui veulent que Massy évolue, qu'une vraie vision de développement à long terme de notre commune profite aussi à ses habitants, tous ses habitants.
Il est probablement trop tôt pour commencer ce travail de projection, mais il serait au contraire stérile de l'entreprendre trop tard.
Dans un autre ordre d'idée, il serait tout autant dommageable que cette réflexion ne se poursuive qu'à l'intérieur des partis.
Le comité Désirs d'avenir Massy, pour sa part, ne manquera pas d'apporter sa pierre, avec d'autres, à la reconstruction d'une gauche rénovée dans notre commune.
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