23/03/2008

Non aux franchises médicales

Parce qu’elles sont immorales : demander aux malades de payer pour les autres malades, c’est leur infliger la double peine : coupables d’être malades!
Parce qu’elles sont dangereuses : ajoutées aux précédentes franchises (forfait de 1€, forfait hospitalier, sur les transports etc…) ainsi qu’aux déremboursements de médicaments, de plus en plus nombreux, et aux dépassements d’honoraires qui se systématisent, elles retardent ou empêchent l’accès aux soins.
Parce qu’elles sont un non-sens économique :toutes les analyses prouvent que le retard à l’accès aux soins coûte beaucoup plus cher, et que, au contraire, la prévention et un suivi régulier sont facteurs de meilleure santé ET d’économies pour l’assurance maladie.
Parce qu’elles sont la porte ouverte à la privatisation de la sécurité sociale : par une manipulation perverse visant à nous persuader que la solidarité, c’est de la charité, pour ceux qui refusent de « se lever le matin pour travailler plus»

Parce que l’objectif caché de Sarkozy, derrière l’argument compassionnel « d’aider les malades d’Alzheimer », est de remplacer le principe d’un système de santé solidaire financé par tous, permettant à tous de se soigner, par celui du «chacun pour soi» : comme aux Etats-Unis, où les dépenses de santé sont les plus élevées du monde, et augmentent le plus. Et où 18 000 personnes meurent, chaque année, car elles n’ont pas pu se soigner!
Parce que, après les franchises, Sarkozy veut aller encore plus loin et propose : «de distinguer pour les maladies de longue durée, ce qui relève de la solidarité et ce qui relève de l’assurance privée».

Venez déposer vos boîtes de médicaments vides devant le Ministère de la Santé 8 avenue de Ségur - Paris 7ème - Métro Ecole Militaire (ligne 8 ) ou Saint François-Xavier (ligne 13 )

04/02/2007

Deuxième débat à Massy

Désirs d'Avenir Massy

et la section de Massy du PS

organisent le jeudi 8 février, à 20h30

Brasserie de l'Europe, rue des Canadiens,

(face à la place de France) 

le deuxième débat participatif sur

le logement et la vie chère.

  

Ségolène Royal a rappelé lors du premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste (17 octobre 2006) que « Les Français n’ont pas seulement le sentiment mais la démonstration que leur pouvoir d’achat baisse. ».

Cette conviction qu’ont les Français de voir leur niveau de vie baisser est confirmée par les chiffres de l’Insee. Selon ce dernier, le niveau de vie des Français a diminué en 2002 et 2004, date des dernières informations disponibles, alors qu’il avait augmenté régulièrement entre 1997 et 2002.

Logement : Ces dernières années, le principal facteur de la cherté de la vie a trait au coût des logements. Cette dérive est constatée tant pour l’achat que pour la location (l’indice de référence des loyers a connu au deuxième trimestre 2006 sa deuxième plus forte hausse depuis 2001). Les dépenses consacrées au logement représentent une part croissante du revenu des ménages (pour atteindre aujourd’hui leur plus haut niveau depuis 20 ans)

Alimentation : L’alimentation pèse dans le budget des ménages, surtout pour les plus modestes. En outre, l’euro a créé lors de son introduction une perte des repères sur les prix des produits du quotidien.

Énergie : Les prix de l’énergie ont fortement augmenté ces dernières années : le baril du pétrole a plus que triplé depuis 2002 et les prix du gaz sont quant à eux indexés sur les prix du pétrole. Entre 1997 et 2002, devant cette même situation, le gouvernement avait créé la TIPP flottante, faisant absorber par l’Etat une partie de l’augmentation des prix de l’énergie.

Transports : Les transports constituent également une discrimination importante entre Français, pesant largement sur le pouvoir d’achat des plus modestes (en moyenne, 15% des dépenses des ménages sont consacrées aux transports).

Endettement : Si l’endettement permet dans un premier temps de développer le pouvoir d’achat des ménages, il se retourne ensuite contre les Français plus modestes, touchés par le surendettement. Ce dernier s’étend désormais à l’ensemble de la population, à la fois en termes d’âge et de revenus (augmentation considérable des dossiers de surendettement depuis 2002).

Revenus modestes : L’apparition des travailleurs pauvres est un phénomène caractéristique de ces dernières années. La droite, qui ne s’est pas mobilisée contre cette dérive, a laissé s’affaiblir la valeur travail. Les socialistes ont au contraire annoncé leur intention d’augmenter le SMIC à 1500 euros et de convoquer une conférence nationale annuelle tripartite qui aura pour vocation de débattre des orientations et des propositions en termes de politiques salariales.

Revenus précaires : De trop nombreux Français souffrent non seulement de faibles revenus, mais également de revenus précaires. C’est le cas des Français percevant les minima sociaux ou ne bénéficiant que de contrats précaires (CDD, temps partiel, intérim, stages). Ces situations touchent en priorité les jeunes, les femmes seules et les catégories les plus défavorisées, qui ne peuvent partir en vacances, voire doivent renoncer à certains soins.

Retraites : L’avenir de notre système de retraites par répartition, fondé sur la solidarité entre générations, est en jeu : la réforme Fillon a fragilisé les retraités, sans pour autant assurer la pérennité de notre système de retraites.

Le débat doit permettre d’identifier les principaux enjeux liés à la question de la vie chère et du pouvoir d’achat. C’est sur ces enjeux que les Français attendent une action résolue des pouvoirs politiques.

20/01/2007

Ségolène Royal à Roubaix

A Roubaix, la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a revendiqué vendredi le droit à la "rupture" en matière de politique du logement, s'engageant à mettre en place la "sécurité-logement tout au long de la vie" si elle accède à l'Elysée en mai. Lors d'un "débat participatif", elle a dressé la liste des priorités de son futur éventuel quinquennat.

 

120 000 LOGEMENTS SOCIAUX PAR AN

Elle a notamment proposé de diviser par deux le prix à la vente des terrains et batiments appartenant à l'Etat pour les communes qui veulent y installer des logements sociaux."Il est quand même très choquant que ce soit le gouvernement lui-même qui spécule sur les terrains dont il ne fait rien, dont il est propriétaire au nom des Français et qui remette ces terrains sur le marché au prix de la spéculation immobilière. Il faudra que cela cesse.

"Dans ce domaine-là, il y aura aussi la rupture", a-t-elle déclaré dans son discours de clôture d'une réunion de plus de deux heures."La crise actuelle n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des politiques de droite qui ont été menées depuis cinq ans", a estimé la présidente de Poitou-Charentes. "L'objectif que nous devons nous fixer, c'est la réalisation de la sécurité-logement toute au long de la vie (...) Je vous le dis l'Etat et la puissance publique reprendront tous leurs droits dans ce domaine pour imposer un certain nombre de décisions", a-t-elle affirmé face à 1 500 personnes réunies dans la salle Jean Watremez.

Si elle est élue, l'engagement de construire 120 000 logements sociaux par an "sera tenu" et l'Etat se substituera aux communes qui ne remplissent pas leur "devoir de solidarité" en refusant de construire 20% de logements sociaux - deux objectifs qui figurent dans le projet présidentiel du PS pour 2007. Elle a également défendu le "bouclier logement", l'une des mesures phares proposées par le PS, "un objectif très ambitieux", pour veiller que les familles ne ne dépensent "pas plus de 25% de son revenu pour se loger".

"NE PAS DIRE QUE JE NE TIENDRAI PAS"

Comme elle l'avait déjà annoncé lors de ses voeux, elle a annoncé son intention de confier aux régions la construction de logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs, de créer un "service public de la caution" et de "transférer aux collectivités locales (...) le droit de réquisitions-préemptions au bout de deux années de vacance".

De même, "l'Etat se substituera aux impayés provisoires de loyer lorsqu'ils correspondent à un accident de l'emploi", a-t-elle assuré. Pour toute ces politiques, votre mobilisation sera nécessaire."C'est dans ces conditions aussi que cette fameuse loi du droit au logement opposable sera crédible car comment croire une loi qui établit qui proclame le droit au logement alors qu'il y a une telle pénurie de construction de logements sociaux depuis cinq ans", s'est-elle interrogée.

"La politique n'a pas le droit de faire voter des lois dont on sait par avance qu'elles sont inapplicables (...) Cette politique là c'est un mensonge", a-t-elle insisté au terme d'un discours d'une vingtaine de minutes "Moi je ne peux pas dire des choses que je ne tiendrai pas", a-t-elle poursuivi.

Reuters/Le Monde

05/01/2007

Droit au logement opposable : encore une promesse précipitée de la droite...

Interview d'Arnaud Montebourg dans le NouvelObs du 4 janvier

Ségolène Royal estime que le droit au logement opposable est "une promesse précipitée" du gouvernement. Peut-on lui retourner ce reproche alors qu'elle annonce ce jeudi des propositions sur le logement qui ne figuraient ni dans le projet du Parti socialiste, ni sur "Désirs d'avenir" ?

- De très nombreux socialistes se battent pour le droit au logement opposable. Thierry Repentin, jeune sénateur socialiste de la Savoie, a défendu au nom de tous les socialistes, lors de la dernière discussion parlementaire, le droit au logement opposable, mais à l'époque, la majorité UMP a dit non. Le PS a toujours été favorable à ce droit et a défendu les nombreux amendements de ses députés ou sénateurs. C'est un outil très utile de pression sur les pouvoirs publics pour faire avancer la construction de logements sociaux. Mais le Parti socialiste veut aller plus loin encore car un droit reste théorique s'il n'est pas accompagné de construction concrète et massive de logements accessibles aux petites bourses et aux petits salaires. 1,4 million de personnes sont en attente d'un logement en France. Ce sont des gens qui travaillent, qui ont des revenus et habitent toute la France, la campagne comme la ville. Avec le boom démographique actuel (nous faisons 800.000 bébés par an), il faut construire encore plus. Or les communes, qui ont la maîtrise du foncier, ne remplissent pas toujours leur mission. Quand Ségolène Royal dit qu'il faut que l'Etat se substitue aux communes qui ne font pas leur travail, elle va plus loin que le gouvernement. Les demandeurs de logement ne cherchent pas des droits supplémentaires théoriques mais des droits immédiats et concrets car ils veulent avoir un logement le plus rapidement possible.

La gauche au pouvoir, comme la droite, n'a pas su faire appliquer des lois concernant le logement. Que propose Ségolène Royal pour concrétiser ses lois comme la loi SRU ou l'obligation pour une commune à disposer d'une place pour 1.000 habitants ?

- Le Parti socialiste répond très précisément à ces questions. Il propose de sanctionner les récalcitrants. Il est anormal que Neuilly, dont Nicolas Sarkozy a été le maire, n'ait un taux de logement social que de 2% et qu'il vienne d'obtenir un chèque de l'Etat de 750 millions d'euros pour faire construire une dalle au dessus de la RN 13 sur laquelle vont être édifiés des bureaux sans aucun logement social supplémentaire ! En l'espèce, l'argent public de l'Etat va aux banlieues riches pendant que les banlieues pauvres tirent la langue, et sert des opérations lucratives pour le privé sans contrepartie sociale sur le logement. L'attitude désinvolte des élus de Neuilly est un exemple qui nous convainc de la nécessité de faire appliquer des sanctions. Celles-là même que les députés sarkozystes n'ont eu de cesse de chercher à abolir pendant la réforme de la loi de solidarité urbaine.

Lionel Jospin avait lancé un "zéro SDF en 2007" lorsqu'il était Premier ministre. Sur quel calendrier Ségolène Royal s'engage-t-elle pour régler le problème du mal logement et des sans-logis ?

- L'UMP et Jean-Louis Borloo ont défiscalisé sans aucune contrepartie sociale. Sur le terrain, de nombreuses maisons neuves ont été construites mais elles sont vides car les loyers sont encore trop élevés. Les aides de Robien sont un échec. Ségolène Royal ne manie pas les slogans ou la formule creuse. Elle veut proposer un plan de rattrapage et une évaluation permanente de ce plan selon les règles que nous imaginerons dans notre future République nouvelle.
Propos recueillis par Justine Charlet
(le jeudi 4 janvier 2007)