02/03/2007
"L'Etat peut et doit faire", a de nouveau plaidé Ségolène Royal
Ségolène Royal a été accueillie, jeudi 1er mars au soir, à Mont-de-Marsan, par une salle comble et un homme fort de l'aile gauche du PS, le député des Landes Henri Emmanuelli. Elle est rapidement revenue sur le dossier Airbus : le 6 mai, les Français auront à choisir entre "un Etat impotent" incarné selon elle par la droite et "un Etat fort qui assume ses responsabilités", a-t-elle plaidé.
La candidate socialiste a critiqué "un premier ministre qui affiche officiellement une posture volontariste et un ministre-candidat qui affirmait en début de semaine – mais, paraît-il, ça évolue – que tout cela n'est pas de la responsabilité d'un homme politique et que l'Etat ne peut rien faire". Elle visait, sans citer leur nom, respectivement Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.
"Non seulement l'Etat peut faire, mais il doit faire", s'est écriée Ségolène Royal sous les applaudissements de 5 000 personnes massées dans l'Espace François-Mitterrand, et de quelques milliers d'autres à l'extérieur. "Avec moi, l'Etat sera fort, l'Etat sera juste, l'Etat sera à sa place", a-t-elle promis.
"NOMINATIONS POLITIQUES"
Toujours à propos d'Airbus et de sa maison-mère EADS, Mme Royal a accusé "ce gouvernement de droite" d'avoir "scandaleusement déstabilisé l'entreprise par des nominations politiques", critiquant nommément l'ex-coprésident d'EADS Noël Forgeard. Le gouvernement "n'a pas permis à l'Etat d'exercer la vigilance indispensable [et] a tardé à réagir aux problèmes de fabrication" de l'A380, a-t-elle poursuivi.
Mme Royal a aussi critiqué, sans le nommer, Arnaud Lagardère, cet "actionnaire qui a commencé à se désengager" d'EADS et que le gouvernement doit "remettre devant ses responsabilités à l'égard des territoires où il est installé". Elle a à nouveau demandé que "les Etats recapitalisent de façon stable" l'entreprise, et que l'on fasse "prévaloir la stratégie industrielle sur la logique financière", notamment par "le maintien du potentiel recherche-développement en Europe".
Des piques pour Nicolas Sarkozy et François Bayrou
Accueillie sur des airs de corrida, la candidate socialiste a réservé jeudi quelques banderilles à ses adversaires : "Nul candidat sortant ne peut être élu sur un tel bilan", a-t-elle lancé, à l'adresse de Nicolas Sarkozy, après avoir rappelé le montant de la dette, les déficits des compte sociaux et du commerce extérieur. Elle a qualifié le ministre-candidat de "contre-exemple civique" car "il prétend rompre avec une équipe disqualifiée alors qu'il s'accroche jusqu'au bout au gouvernement". "Sarkozy, démission!", a alors scandé la salle. La candidate socialiste n'a pas non plus épargné François Bayrou, le troisième homme, l'accusant une nouvelle fois de "brouiller les cartes" alors que l'UDF "gouverne avec la droite dans les assemblées locales". "On ne peut pas tous les cinq ans, le temps d'une campagne électorale, conter fleurette à la gauche puis rentrer chez soi dès la proclamation des résultats", a-t-elle dit. - (Avec AFP)
Pour lire l'intégralité du discours de Ségolène à Mont de Marsan, suivre ce lien :
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22/02/2007
Mon équipe de campagne, c’est vous, déployez-vous, partez convaincre, soyez fiers de cette espérance.
| Ségolène Royal a tenu son premier grand meeting de campagne à Rennes. |
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Pour lire le texte intégral, cliquez sur http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=interventions&am... |
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17/02/2007
Les grands discours politiques n’appartiennent pas tous au passé, texte d'Eric Benzekri
Le chemin tracé par Ségolène Royal dans son pacte présidentiel définit un socialisme de notre temps. Il se fonde sur ses valeurs historiques, la justice, l’égalité et la démocratie, mais s’ancre dans la réalité telle qu’elle est vécue par les français. Il propose des mesures radicales de transformation sociale mais en apportant des réponses modernes et crédibles. Il envisage les grandes mutations du monde -la mondialisation, le développement des sciences et des techniques, l’éveil des pays émergeants, l’urbanisation, la généralisation du salariat- non comme des obstacles mais comme des points d’appui pour mener à bien notre projet. Enfin, sa méthode, celle de la démocratie participative, permet d’opposer à la puissance de l’argent la mise en mouvement de la société mobilisée dans la conquête du pouvoir comme dans son exercice.
Pour lire le texte en intégralité, cliquez sur ce lien : la bataille du 11
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16/02/2007
A Dunkerque, Ségolène Royal promet des moyens pour "l'école de la République"
"La France, son dynamisme et son rayonnement, c'est à l'école qu'elle le doit. La culpabilisation, ça suffit! Nous devons être fiers de notre école et de tous ceux qui s'y dévouent sans relâche", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle pour son premier discours "thématique" depuis la présentation de son "pacte présidentiel" dimanche dernier à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
Lors d'un meeting devant 10.000 personnes (selon les organisateurs), dont la moitié cantonnées dans une salle annexe équipée d'écrans géants, Mme Royal a dressé un bilan accablant de l'action des gouvernements Raffarin et Villepin depuis 2002, marquée selon elle par le "démantèlement des moyens" et " 125.000 emplois détruits".
"L'école de la république est démoralisée", a-t-elle soutenu, dénonçant, en cette période électorale, "la foire aux promesses, le tourbillon de la démagogie" à droite.
Ségolène Royal a annoncé qu'elle ferait "voter au parlement une loi de programmation" comportant "un plan pluri-annuel de recrutement et de créations d'emploi" des personnels de l'Education. "Nous stabiliserons sur les cinq années de la législature les moyens, pour sécuriser, apaiser, harmoniser les relations entre l'école et la nation", a ajouté la candidate.
Auparavant, les crédits de l'Education supprimés pour la prochaine rentrée scolaire auront été "rétablis", a-t-elle précisé. Les sommes nécessaires seront en partie dégagées par l'abandon du projet de construction d'un 2e porte-avions, que "contrairement au candidat de la droite", la gauche "n'engagera pas", a affirmé Mme Royal.
Elle a déclaré que "l'école de la république sera partout totalement gratuite" et a fait son éloge.
Mme Royal a rendu un hommage particulier aux professeurs. "Je ne veux plus entendre ces discours qui contestent l'engagement et la valeur des enseignants", a-t-elle lancé.
Elle a dit vouloir "que la reconnaissance de la nation aux enseignants se traduise dans leur pouvoir d'achat, leur carrière, leur formation". "Vous serez épaulés chaque fois que vous en aurez besoin", a-t-elle dit, défendant une "école du respect et d'abord du respect qui (leur) est dû".
Mme Royal a aussi plaidé pour "une société qui reconnaisse l'expérimentation et laisse les enseignants plus libres de leurs initiatives pédagogiques, sans inspections tatillonnes".
Selon elle, l'école doit être celle de "l'excellence pour le plus grand nombre" et reconnaître "la même noblesse aux filières techniques et professionnelles qu'aux filières classiques".
Ségolène Royal s'est prononcée enfin pour la création d'un "soutien scolaire individualisé gratuit", avec "une rémunération supplémentaire" pour ceux qui accompliront cette tâche "et des locaux pour accomplir leur mission".
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13/02/2007
Plus juste, la France sera plus forte
Discours de Ségolène Royal à Villepinte le 11 février
Je suis heureuse de voir toute la famille de la gauche rassemblée et vous tous et toutes aussi nombreux que je salue. C’est forte de cette unité que je peux m’adresser à tout le peuple français. Votre présence m’y aide. Vous avez senti que le moment serait crucial. Vous me donnez du courage même si je n’en manque pas.
A cet instant, je veux m’adresser à tous les Français, c'est-à-dire à chacun de vous, qui attendez de savoir de quoi demain sera fait.
Je vais vous parler avec gravité.
L’élection présidentielle est le moment clef où se refonde le pacte républicain et où on va décider l’avenir d’au moins deux générations, compte tenu la lourdeur des déficits relevés.
J’ai voulu prendre le temps de vous écouter.
J’ai entendu vos appels, vos craintes, vos détresses, vos révoltes mais aussi vos attentes, vos désirs, vos espérances.
Aujourd’hui, voici venu le jour de vous dire comment j’entends répondre à ces crises qui minent notre société et qui instillent dans ses veines le terrible poison du doute, de la résignation et, parfois, de la colère mais comment aussi permettre à la France de saisir toutes ses chances, et elles sont nombreuses, de libérer tous ses talents, toutes ses énergies.
Vous êtes venus très nombreux dans cette phase de démocratie participative.
Plus de 2 millions d’entre vous sont venus, d’une façon ou d’une autre, dire ce qu’ils avaient sur le cœur et que la société politique n’entendait plus.
Cette parole que vous avez prise, je vous demande de la garder.
A ceux qui ne l’ont pas prise, je demande de la prendre au plus vite. J’ai besoin de vous, de vos intelligences, de vos exigences, de vos générosités pour construire une France qui se ressemble et se rassemble.
Avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous.
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24/01/2007
Ségolène Royal sur Europe1 le 23/01
"Ce que j'ai dit et ce que je confirme, c'est que comme dans toutes démocraties le peuple qui vote est souverain et libre. Et donc les Québécois décideront librement de leur destin, le moment venu, s'ils en sont saisis et ce n'est pas à la France de dicter, ni aux Québécois, ni aux Canadiens ce qu'ils doivent faire. Mais en revanche, les principes de souveraineté et de liberté ne me paraissent absolument pas contestables".
Ségolène Royal est ensuite revenue sur sa méthode et les débats participatifs : "Le calendrier n'a pas changé, s'il y a accélération, c'est parce que sur l'ensemble des territoires, dans les départements, les régions, les villes, les quartiers, en commune rurale, comme urbaine, ce sont les débats eux-mêmes qui s'accélèrent. Et c'est de ça, dont je me suis félicitée. Nous aurons lorsque je me prononcerais le 11 février prochain, organisé 5000 débats, à travers toute la France et donc cette accélération-là c'est le peuple français qui la veut, tous ceux qui viennent massivement, dans ces réunions pour prendre la parole.
Il y aura des rassemblements au niveau de chacune des régions, je réunis d'ailleurs les présidents de région demain matin, pour faire converger tout ce qui se passe sur l'ensemble des territoires, pour hiérarchiser aussi les priorités. On les voit, il y a déjà d'abord des confirmations, un certain nombre de propositions de réformes, qui ont été mises en débat, le projet des socialistes aussi est abordé au cours de ces débats participatifs".
L'écologie et la fermeture de centrales nucléaires ont ensuite été abordées : "La croissance a tout à gagner de l'exigence, attendez, la croissance a tout à gagner de l'exigence environnementale. Pourquoi ? Parce que dans ces filières de production d'énergie renouvelable, de biomatériaux, de changement des productions agricoles, il y a de nouveaux emplois, de nouveaux métiers, des laboratoires de recherche…Il y aura débat, bien évidemment sur cette question-là, et sur l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production énergétique française. Mais laissez-moi vous dire que l'enjeu se situe bien au-delà aujourd'hui, on le sait aucun système économique ou social ne résistera au dérèglement climatique. C'est donc notre avenir, l'avenir de nos vies qui est ici en jeu dans cette maîtrise du réchauffement planétaire".
La candidate socialiste a renouvelé sa volonté d'améliorer la loi sur les violences faites aux femmes. "Je déplore les polémiques politiciennes sur la question des violences faites aux femmes. Pourquoi ? Aujourd'hui, en France tous les trois jours, une femme est assassinée sous les coups de son conjoint. Ce sont les chiffres mêmes du gouvernement et on ose dire que la loi est suffisante. Non, la loi n'est pas suffisante…Lorsqu'il y a urgence, avant que les femmes ne se fassent assassiner, il faut qu'il y ait des lieux d'accueil, d'urgence. Donc premièrement, il faudra que la loi impose à tous les départements la création d'hébergement d'urgence pour les femmes battues. Deuxièmement, le problème, c'est que le mari violent revient au domicile et donc il faut régler cette question-là. Qui aujourd'hui n'est pas réglée dans la loi et d'ailleurs ce n'est pas seulement une loi, qui peut régler ça, c'est aussi un accompagnement. Et enfin le vrai problème de cette loi, c'est que pour que le mari violent soit écarté du domicile familial, il faut que la femme porte plainte, que la mère porte plainte et c'est là souvent où les femmes ont peur. Elles ont peur de porter plainte parce que si elle porte plainte, les coups sur elles peuvent redoubler. Et donc je souhaite que le dispositif juridique qui soit adopté soit celui que j'ai fait voter pour la loi contre le bizutage, c'est-à-dire qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci ait besoin de porter plainte. c'est-à-dire si la police constate un flagrant délit…".
Un volet économique a ensuite été évoqué par Ségolène Royal : "L'objectif il est clair, il n'est pas d'augmentation de prélèvements obligatoires, une plus juste répartition de ces prélèvements obligatoires, le renforcement de l'efficacité des services publics par leur réforme mais sans en rabattre sur la densité des services publics et en investissant même davantage sur l'éducation, sur la formation et sur la recherche, comme l'ont fait les pays du Nord de l'Europe qui ont relancé la croissance économique en investissant dans la recherche et dans la formation professionnelle. Et je crois que c'est un pays qui se remet en mouvement dans un partenariat à trois entre les représentants des salariés, les entreprises et les pouvoirs publics pour faire en sorte que c'est investissements dans le futur soient efficaces et créaient de l'activité économique, que nous pourrons aussi répartir autrement les fruits de la croissance. Moi, je crois que la France peut se remettre en mouvement. Et en même temps, que la situation est extrêmement, difficile à cause de l'endettement et des déficits que laisse la droite".
Les retraites ont conclu l'intervention de Ségolène Royal : "Il y a des systèmes plus avantageux que d'autres, mais les valeurs qui m'animent ne sont pas celles qui consistent à pointer du doigt, une catégorie pour faire croire que tous les problèmes peuvent être résolus en dressant les Français les uns contre les autres. L'urgence sur les retraites, c'est la négociation sur la pénibilité des emplois et je déplore comme l'ont fait les organisations syndicales, que le MEDEF ait interrompu les discussions sur la prise en compte de cette pénibilité. Monsieur SARKOZY évoque même la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans, alors que l'on est confronté en France, à un double problème, celui du taux de chômage le plus élevé chez les jeunes, et celui du taux de chômage le plus élevé chez les plus de 50 ans. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui de toute façon sont jetés du marché du travail à partir de 50 ans et notamment les femmes et l'on vient nous proposer de faire travailler les Français jusqu'à 70 ans…".
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21/12/2006
Premier débat participatif à Strasbourg : "Avec vous, je veux construire la France qui se bat et la France qui se relève!"
Ségolène Royal a critiqué ceux qui "découvrent aujourd'hui qu'il y a une France qui souffre" alors que, "depuis cinq ans, c'est la brutalité, la rupture, la précarité".
"L'Etat, non seulement, peut servir à quelque chose, mais doit servir à quelque chose. Et la puissance publique doit assumer ses responsabilités. Dans la France d'aujourd'hui, on n'accepte plus des licenciements inciviques qui ne correspondent même pas à la réalité économique".
Accompagnée par les salariés d'une usine Suchard de Strasbourg où 123 suppressions d'emploi sont programmées, elle a dit vouloir "se battre à côté d'eux pour que l'on n'accepte plus les licenciements inciviques qui ne correspondent même pas à la réalité économique. Ce sont des licenciements de confort parce que la mode est à la concentration industrielle, y compris dans des filières qui font des bénéfices. Ce chantage est insupportable. Il n'y a aucune fatalité. Je refuse ce renoncement. Avec vous, je veux construire la France qui se bat et la France qui se relève !
Quand le Medef, applaudi par la droite, parle de "séparabilité" des employeurs et des salariés, derrière ce mot, il y a le travailleur jetable. Les entreprises devront pérenniser les emplois si elles obtiennent des aides publiques, sinon elle devront rembourser. Les impôts seront modulés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués. La France ne gagnera pas la bataille de l'emploi en fermant ses frontières. Je souhaite que l'Europe ne soit pas ouverte à tous les vents du libéralisme destructeur et que nous sachions mettre en oeuvre des mécanismes acceptables qui protègent notre industrie.
L'Europe devra cesser d'être naïve. Oui, l'Europe devra être un espace de protection pour sauver notre modèle social.
Si je suis en responsabilité et puisque nous aurons la présidence de l'Union européenne au premier janvier 2008, nous mettrons à plat ce qui se passe dans les autres continents, au premier lieu desquels les Etats-Unis qui savent très bien tenir un discours libéral mais organiser des protections sous des prétextes divers et variés".
Il faut "utiliser tous les moyens pour protéger nos marchés, nos emplois, notre industrie tout en restant ouverts sur le monde, mais à armes égales".
Ségolène Royal veut s'appuyer "sur les propositions des organisations syndicales" pour "créer dans ce pays la démocratie sociale, car c'est une condition fondamentale de la réussite économique". Elle s'est engagée à "généraliser les emplois-tremplins créés dans les régions de gauche depuis 2004, pour atteindre 500.000 emplois.
Au patriotisme économique, j'oppose le volontarisme économique. Je réhabiliterai la valeur travail".
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30/11/2006
Discours de Ségolène Royal au congrès d’investiture
Chers amis, chers camarades, vous m’avez donné de la force. Cette force, gardons-la intacte, faisons-la grandir pour avoir la victoire en 2007.
Merci, Pierre, de me transmettre ce flambeau, devant tous les socialistes rassemblés, et les socialistes européens. Je salue Georges Papandréou, président de l’Internationale socialiste, Elio Di Rupo et les parlementaires chiliens qui sont dans la salle, nos amis radicaux avec Jean-Michel Baylet.
Je veux aussi saluer Laurent et Dominique, l’ardeur qu’ils ont mise dans ce débat, mais aussi Lionel et Jack, qui y ont participé. J’ai besoin de tout le monde, j’ai besoin de tous les talents, j’ai besoin de tous les socialistes. Cette victoire, c’est la victoire de tous les socialistes. Sans notre premier secrétaire, François, rien de tout cela ne serait possible, avec notre parti patiemment rassemblé pendant des années, ce parti raccommodé quand il a été divisé, ce projet socialiste adopté à l’unanimité, ce rassemblement des premiers fédéraux, des secrétaires de section, des anciens militants, des nouveaux militants. Notre premier secrétaire a été le garant de l’impartialité et du bon déroulement de ce débat. Oui, si nous sommes ici rassemblés, si nous pouvons aujourd’hui donner ce coup d’envoi de l’élection présidentielle, c’est à lui que nous le devons.
Chers amis, chers camarades, nous écrivons aujourd’hui ensemble une belle page de l’histoire de France. Un nouvel espoir s’est levé à gauche, comme une vague en formation qui ne demande qu’à grandir. La volonté et le courage permettront d’aller chercher toutes celles et tous ceux qui pensent ne compter pour rien et qui ne savent plus de quoi demain sera fait. Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce renouveau, à accélérer le mouvement de ce nouvel élan partagé. Nous avons beaucoup parlé entre socialistes. Je vous demande aujourd’hui de vous tourner résolument vers les Français, de nouer avec eux un nouveau dialogue pour que chacun sente qu’il est pris en considération.
Pour redresser la France, pour la retirer vers le haut, pour mettre fin à cet insupportable vécu de déclin et de pessimisme, chacun doit être appelé à se mettre en marche. Aucun talent ne doit être gaspillé, aucune chance oubliée, aucune bonne volonté écartée.
Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c’est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l’espoir qui se lève.
Un dépassement de soi et de chacun. Oui, il s’agit de transformer l’espoir en dépassement, en donnant du bonheur et parfois même de la ferveur, comme on l’a vu parmi ces milliers de citoyens et de citoyennes qui sont venus dans des salles pleines à craquer parce qu’ils veulent incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers la victoire.
C’est vous, militants, qui avez accéléré le mouvement. C’est vous, militants du Parti socialiste, qui avez aussi été poussés par les citoyens autour de vous, par le peuple qui est déjà en marche. C’est vous qui êtes venus voter en masse et qui avez donné à toutes celles et à tous ceux qui veulent une nouvelle histoire la force d’y croire.
Je ne tire de ce résultat aucune gloire personnelle mais je mesure l’immense responsabilité de ne pas décevoir toutes celles et tous ceux qui espèrent.
L’élection présidentielle va à l’essentiel : la possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les turbulences du monde d’aujourd’hui. Oui, la France peut reprendre la main ! Oui, elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir pour construire un destin commun ! Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non ! Ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l’abri, est-ce là le visage inéluctable de la modernité ? Assurément pas !
Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail, ces salariés qu’on pousse vers la sortie bien avant l’âge de la retraite, ces familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants et qui s’endettent pour faire face aux dépenses courantes, est-ce là la condition promise aux millions d’ouvriers, d’employés, de salariés, d’artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et de retraités qui forment l’immense majorité du peuple français ? Je ne le crois pas. Et je ne le veux plus !
Etre socialiste, c’est garder au cœur une révolte intacte. Le socialisme, c’est mettre le progrès social au cœur de toutes les décisions politiques, le progrès social pour tous et le respect pour chacun. C’est l’éducation au cœur de tout, encore l’éducation, toujours l’éducation. L’éducation qui, avec la formation, les qualifications et la culture, c’est-à-dire l’investissement dans l’humain, permettra de combattre le chômage.
Le monde a changé, la France a changé, alors la politique doit changer.
Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous. La politique doit partir de la réalité de la vie des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne, comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de ce qu’il vit et pour dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir. La France doit donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties collectives à construire.
N’ayons pas peur ! Puisons les idées neuves dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites. Oui, la France doit saisir toutes ses chances et se redresser. Et nous savons bien, nous, qu’elle mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a aujourd’hui à la tête de l’État.
Je veux donner à la France cette fierté sans prétention inutile qui l’aidera à rassembler ses forces et à écrire avec tous, tous les siens, une nouvelle page de son histoire. La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances, fragilisée par un État qui se désengage et qui devra demain, je le dis devant vous, assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d’une autorité juste.
Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la gouvernent et qui se plaignent injustement de son immobilisme. Les Français, je le crois, sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux décisions qu’on leur impose sans les y associer. Ils ne sont pas partants pour des efforts qui toujours pèsent sur les mêmes.
Etre socialiste et conduire une politique à gauche, c’est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités et des insécurités, parce que c’est aussi comme cela que le pays sera plus fort dans la compétition internationale.
On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique peut de moins en moins, que ce n’est plus l’État-providence mais l’État minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire. Je crois, moi, tout le contraire. Je crois que la politique doit prouver jour après jour son efficacité et c’est pourquoi je vous propose une campagne qui ressemblera à notre façon de gouverner, une campagne qui repère les vrais problèmes, qui apporte des solutions concrètes et qui dit au nom de quelles valeurs nous agissons.
On nous dit que la mondialisation a disqualifié la Nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif. Je crois, moi, tout le contraire. Ce sont les solidarités collectives qui nous rendront plus forts. La Nation n’est pas le monopole de la droite et encore moins de l’extrême-droite. La Nation, elle tient debout parce que les solidarités sont là, parce que la lutte contre les injustices est là, et parce que nous saurons, au cours de cette campagne, nouer avec les Français le pacte social qui nous fera tenir debout ensemble, avec nos différences, avec nos talents mais aussi avec notre volonté collective d’aller de l’avant dans une Nation rassemblée et fière d’elle-même.
Oui, ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse. C’est en restant fidèles aux valeurs de justice et de solidarité que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et, en même temps, que nous réussirons à saisir l’ensemble des opportunités d’une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le meilleur - le meilleur notamment si elle réussit à réduire les inégalités entre les pays du Nord et les pays du Sud - selon que nous saurons en faire. Eh bien, moi, je veux pour la France que ce soit le meilleur qui l’emporte.
Imaginer la France, c’est la tâche nouvelle que je propose aux Français. Car ne lui renvoyer que l’image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser, de s’aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, faire cela c’est rendre un bien mauvais service à la France - c’est ce que fait la droite - et attiser l’exaspération des Français. C’est à cette façon de faire qu’il faut mettre fin. Je crois qu’il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces. Je crois que nous devons imaginer l’ambition d’une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire car l’un ne va pas sans l’autre.
Oui, imaginer la France, c’est à cela que je vous invite car elle s’est beaucoup transformée, diversifiée et colorée, sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue. Pour en tirer parti et fierté, la France doit enfin reconnaître comme ses enfants légitimes tous ces jeunes dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. Je ne veux plus, dans la France que nous imaginons, que l’on entende encore parler de « Français de souche », comme si les autres étaient de branchage ou de feuillage ! Je ne veux plus entendre parler de Français de première, de deuxième ou de troisième génération, ce que l’on ne fait jamais pour les jeunes dont les familles sont issues de pays européens. C’est à cela que nous devons nous atteler : aider la France non seulement à s’accepter telle qu’elle est mais à voir dans sa diversité une formidable énergie.
Une nouvelle donne est à bâtir avec tous les jeunes dans la diversité de leurs talents et je veux que cette nouvelle donne soit nouée, soit construite pendant la campagne de l’élection présidentielle. Comme je l’ai dit hier en Seine-Saint-Denis au Parlement des Banlieues : nous devons, dans cette campagne, démontrer par nos actions, au-delà des seules promesses, qu’une France nouvelle se lève, une France rassemblée et qui se reconnaît dans la diversité de ses talents et de ses origines.
Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais bien quand elle les prend au mot et qu’elle reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler de l’Europe et à l’Europe, parler du monde et au monde, car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large. Nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers entier. C’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice et de l’humanité que la France se ressemble et se rassemble.
Regardons l’histoire : c’est toujours quand le peuple s’empare de son destin que la France avance et bâtit un nouvel avenir. Aujourd’hui nous sentons, je sens que le peuple s’y est mis et que ce mouvement va se lever.
Je crois que la France peut puiser dans la meilleure part de son passé des valeurs pour ses combats d’aujourd’hui, à commencer par de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentour mais il faut d’abord aimer la France, cette idée neuve, et vouloir que les Français s’aiment en elle. C’est à cela que je vous invite.
Nous allons gravir la montagne jusqu’à la victoire. Aujourd’hui, c’est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés par un mouvement populaire généreux, heureux, qui sent que nous sommes soutenus par une cause plus grande que nous. Je lance aujourd’hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays : rassemblons-nous, mobilisons-nous, aidons-nous les uns les autres à servir la France. Imaginons ensemble une France qui aura le courage d’affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice.
Pour un ordre juste et contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui rassemblent et des libertés nouvelles à inventer, mettons-nous en mouvement pendant cinq mois au cours desquels il nous faudra nous investir. Je vais continuer avec vous, comme je l’ai fait depuis plusieurs mois avec toute la force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa diversité et pour rassembler une majorité de Français dans un même désir d’avenir.
La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Vous connaissez mon attachement pour la valeur travail : la campagne sera victorieuse si nous y travaillons. Avec la rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles tirées du Projet des socialistes, les réponses que nous apporterons aux inquiétudes des catégories populaires, en particulier la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence dont souffrent d’abord les plus exposés qui attendent de l’État qu’il accomplisse sa tâche et qu’enfin il fonctionne correctement.
Tout cela déterminera le résultat, déterminera la confiance et je m’y engage. Face à la droite, nous avons ce qu’il faut pour vaincre. D’abord, nous sommes forts de nos convictions socialistes, capables de rassembler toute la gauche et en dialogue constant avec les Français. Nous croyons, à gauche, que la globalisation financière appelle le renforcement de l’État et que c’est la droite qui a fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics. Nous croyons, à gauche, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité, c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale, du désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu’elle croit qu’en prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance. Cette imposture-là, je la dénonce et nous la dénoncerons pendant toute la campagne de l’élection présidentielle.
Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n’est pas notre modèle. C’est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. Nous croyons, nous à gauche, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’État et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité. C’est la droite qui a fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique. Oui, nous devons refuser le cercle de fatalité, le « cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes pour porter une exigence de justice et de transformation sociale qui suppose de garder au cœur une révolte vive. Chaque militant, chaque militante a commencé par dire non à quelque chose qui lui semblait insupportable avant d’embrasser l’idéal socialiste. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus et c’est avec cette flamme que je vous propose d’aller vers la victoire.
Pour moi qui suis venue au socialisme par le féminisme et par la révolte contre la place subalterne assignée aux femmes, comment ne pas voir en ce jour un symbole, au lendemain de la manifestation des femmes contre toutes les violences qui leur sont faites ? Oui, j’ai pris l’engagement de faire en sorte que la lutte contre les violences faites aux femmes - un viol commis en France toutes les deux heures, une femme qui meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours - devienne une affaire d’État. Ce sera le premier texte dont le nouveau Parlement sera saisi.
La lutte des femmes nous a donné des figures éclatantes. Il y a eu le panache d’Olympe de Gouges, qui eut le droit de monter à l’échafaud mais jamais celui de voter. Il y a eu Louise Michel, Rosa Luxembourg et Marie Curie. Il y a eu la bataille du droit de vote et celle de l’égalité civile, gagnée tardivement : ce n’est que depuis les années 60 que les femmes ont le droit de percevoir leur propre salaire.
Il y a eu la conquête par les femmes de la maîtrise de leur corps avec le « Manifeste des 343 Salopes » et avec l’action d’Yvette Roudy. Il y a aujourd’hui le combat de Ni Putes Ni Soumises. Il y a, dans tous ces pays où elles sont encore asservies, ces femmes qui guettent avec angoisse, à travers le grillage plus ou moins serré de leur burka, ce que nous faisons, nous, dans nos pays démocratiques, pour porter haut et fort le message universel de l’égalité de la femme et de l’homme. Ce combat résume tous les autres car il y a une corrélation très étroite entre le statut des femmes et l’état de justice ou d’injustice d’une société.
Ici, devant la presse internationale qui regarde aussi avec beaucoup d’attention ce qui se passe en France, je voudrais dire mon admiration pour toutes celles et tous ceux qui portent ces combats à travers le monde. Et pour vous, militants socialistes qui, en choisissant une femme pour mener le combat des idées et pour incarner l’espérance, avez aux yeux de tous les Français et aux yeux du reste du monde accompli, plus de deux siècles après Olympe de Gouges, un véritable geste révolutionnaire. Tout en sachant, comme disait Michèle Bachelet, que sans les hommes, rien ne serait possible.
Alors la campagne est lancée. Si vous faites bien ce que je vous propose, si vous me faites bien remonter ce que vous entendez des Français, de leur intelligence collective, pour que je puisse réajuster les choses en temps réel, alors, si vous faites bien tout cela, oui, je vous mènerai à la victoire !
J’entends, ici et là, ces commentaires sur le vocabulaire : chef de guerre ? général ? Je ne sais pas… mais ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un beau combat des idées et que ce combat-là, nous allons le gagner ! Nous allons le gagner parce que nous allons nous mettre tous en mouvement. Je veux, bien sûr, une impulsion nationale pour cette campagne mais je veux aussi qu’elle soit régionalisée au sens où ce sont tous les territoires – les communes, les départements, les régions - avec les réalisations des élus socialistes et des majorités de gauche partout en France, ce sont tous ceux qui ont fait la politique par la preuve qui vont, pendant ces cinq mois, continuer à construire collectivement et à démontrer aux Français que l’action est déjà en marche pendant la campagne.
J’ai réuni les présidents de région socialistes et nous avons décidé d’agir ensemble, de mettre en place un certain nombre d’actions communes sur l’ensemble de nos territoires.
Je réunis prochainement les présidents des conseils généraux socialistes pour que les départements aussi se mettent en mouvement autour de leurs valeurs et de leurs projets. Je ferai la même chose avec les maires. J’ai demandé aux présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, de mobiliser les talents des parlementaires pour qu’ils se mettent aussi en mouvement dans cette campagne avec tous nos candidats aux élections législatives.
Je crois, pour notre campagne, à cette articulation entre une impulsion nationale et des territoires qui se mettent en mouvement. Je viens de parler des élus mais il y a aussi dans tout le pays les associations, les comités Désir d’avenir que je ne veux pas oublier, le dialogue et le travail sur le site Internet qui devra aussi monter en puissance.
Alors je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs dont vous devez vous saisir partout, dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement, pour faire connaître, enrichir et préciser notre projet.
Le premier de ces thèmes, c’est l’éducation, bien sûr, la formation, l’accès au premier emploi et le nouveau pacte avec les jeunes.
Le second thème, c’est la lutte contre toutes les formes de violences car la droite est en faillite sur ce sujet et c’est à la gauche de prouver pour une fois dans son histoire que c’est nous qui allons bâtir une sécurité durable pour les Français qui l’attendent.
Le troisième thème, c’est le problème de la vie chère et la question du pouvoir d’achat, appuyés sur le pilier du dialogue social à rénover et de l’efficacité économique à relancer.
Enfin, quatrième thème : l’excellence environnementale et le co-développement solidaire parce que la France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c’est aussi l’avenir des pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes.
Alors, dans cette campagne, il y aura des embûches, des chausse-trappes. On connaît celles qui viennent de la droite, elle ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous relèverons. Il y aura des entorses mais nous les soignerons. Il y aura des pièges et nous les contournerons. J’ai de la résistance, de la force, de l’obstination et du courage parce que c’est vous qui me les donnez.
Chers camarades, nous avons cinq mois pour réaliser ce désir d’avenir que je sens monter dans le pays. Vous m’avez donné de la force. Aujourd’hui, je mets cette force au service de notre idéal commun pour faire gagner la France.
J’ai souvent pensé à ceux qui nous ont ouvert la voie : Jean Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand et tous ses anciens premiers ministres, et surtout tant d’autres plus anonymes qui, au jour le jour des campagnes, font la victoire.
A nous maintenant de poursuivre le chemin, de le tracer à notre tour et de mettre la vérité en bataille. Ils nous diraient, tous ceux qui nous ont précédés, que la victoire est possible. Avec vous, je le crois aussi. Accomplissons ensemble notre devoir pour les millions de Français qui attendent qu’on mette fin à ces politiques de rupture, de fracture, d’insécurités et de précarités. Alors, je vous y invite : accomplissons ensemble notre devoir de victoire !21:56 Publié dans Discours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Elle débute par un sujet sensible en Bretagne : "l’exemple d’Alcatel démontre encore combien le profit à court terme des fonds de pension peut mettre à bas des centres de recherche et d’innovation. Oui, je suis aux côtés de cette Bretagne qui résiste et qui lutte. "