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30/04/2008

Interview sur France 2 vendredi 26 avril

"Une année ratée", selon Ségolène Royal

- Ségolène Royal interviewée sur France 2 le 25 avril 2008 - France 2 -

Ségolène Royal interviewée sur France 2 le 25 avril 2008

© France 2

Pour la présidente PS de Poitou-Charentes, Nicolas Sarkozy "s'occupe plus de lui-même que de la France"

"Les Français en payent les conséquences", a ajouté Ségolène Royal qui commentait vendredi les propos du chef de l'Etat, tenus la veille sur France 2 et TF1.

Selon l'ex-candidate à la présidentielle, la situation est plus mauvaise "qu'il y a un an". On a donc eu "une année ratée", estime-t-elle. 

A ses yeux, le chef de l'Etat "est pris au piège de ses propres mensonges de la campagne". "Il n'a répondu à aucune des préoccupations quotidiennes" des Français, notamment "les inquiétudes sur le pouvoir d'achat", estime-t-elle.

Ségolène Royal s'est dit "choquée" par la politique de suppressions de postes dans l'Education nationale. Selon elle, "une autre politique est possible, y compris dans le domaine du pouvoir d'achat". Pour ce faire, "il faut récupérer les 15 milliards du paquet fiscal".

Une mesure trouve grâce à ses yeux: la mise en place, annoncée jeudi par Nicolas Sarkozy, du revenu de solidarité active (RSA). "C'est une bonne réforme", juge-t-elle, mais "il faut distinguer entre l'annonce et la réalisation". Elle trouve "choquant" que pour financer le RSA, on puisse "reprendre à 4 millions de salariés modestes la prime pour l'emploi". Le financement du dispositif doit être assuré par les "cadeaux fiscaux" faits à certaines catégories sociales, estime-t-elle.

Interrogé pour savoir si elle serait candidate à la prochaine présidentielle de 2012, elle a répondu: "On verra le moment venu". Sur France Inter, vendredi matin, la dirigeante socialiste avait été nettement plus explicite: "C'est vrai que, pour préparer une alternance dans quatre ans, parce que ça  passe vite, il faut s'y prendre tôt. (...) Pour cette échéance-là, ce n'est un secret pour personne que je me prépare, bien évidemment".

Réagissant à ces propos, le député Pierre Moscovici, qui brigue le poste de premier secrétaire du PS, a estimé vendredi qu'il ne serait "pas bon" qu'ait lieu dès 2008 un "affrontement entre les présidentiables" socialistes.

Pour voir l'interview de Ségolène Royal, cliquez ci-dessous : 

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Ségolène Royal au 7/10 sur France-Inter

Pour voir l'interview par Nicolas Demorand, cliquer ci-dessous : 

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24/04/2008

Royal: la première année de Sarkozy est une année "ratée", "perdue pour la France"

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a affirmé mardi que la première année de la présidence de Nicolas Sarkozy était "une année ratée", une "année de perdue pour la France" qui se trouve "en état d'insécurité"."Cette première année est ratée", "c'est une année de perdue pour la France", "quand un pays perd confiance en lui-même c'est dangereux. La France est aujourd'hui en état d'insécurité", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle lors d'un point de presse à son QG de Paris, où elle présentait les résultats de sa consultation participative en vue du Congrès du PS de novembre.

Mme Royal a évoqué "la déception et le désarroi profond des Français". Ils "portent un regard très sévère" sur cette première année, a-t-elle dit, en rappelant les résultats des sondages d'opinion.

Mais, "je ne fais pas partie de ceux qui se réjouissent quand la France prend un an de retard", a affirmé la rivale malheureuse de Nicolas Sarkozy en estimant qu'"il n'y a pas de fatalité à rater une action politique".

Selon elle, "Nicolas Sarkozy avait tout entre les mains" pour relancer le pays notamment une "majorité parlementaire et la confiance de Français", mais il a échoué parce que ses "premières mesures ont été terriblement injustes et inefficace", a-t-elle dit en rappelant le paquet fiscal.

Elle a critiqué aussi "la conception du pouvoir ultra-centralisé, personnalisé, d'exhibition permanente et très artificielle" du président de la République. A cette conception elle a opposée sa propre démarche "participative".

Présentant le premier bilan de sa consultation participative, elle a souligné que jusqu'à ce jour 735 contributions ont été enregistrées sur son site "congresutileetserein.com", qui a reçu 18.000 visiteurs.

Les commentaires portent essentiellement sur le ¨Parti socialise, son fonctionnement et ses orientations", a-t-elle précisé en soulignant qu'ils seraient pris en compte dans "la contribution" qu'elle présentera en juillet en vue du Congrès.

Ségolène Royal veut créer «un réseau de correspondants chargés d'animer la réflexion collective ».

Étape par étape, Ségolène Royal progresse vers le congrès du PS. Mardi, à l'occasion d'un point sur les premières contributions reçues sur congresutileetserein.com, son site participatif, lancé le 4 avril, l'ancienne candidate à la présidentielle a annoncé son intention de mettre en place «un réseau de correspondants chargés d'animer la réflexion collective». Bref, il s'agit de l'amorce d'un courant au sein du PS, distinct de son association Désirs d'avenir, qui réunit ses supporteurs en marge du parti. «Je vais me déplacer dans les départements», a-t-elle promis, «pour animer des réunions et des débats» nourris par les «synthèses» des contributions reçues sur son site. Donc, elle fera campagne au sein du PS en faveur du texte qu'elle déposera début juillet, dans le cadre du congrès, et qui devrait être construit à partir de cette démarche participative. «Il faut que ceux qui viennent [sur le site] aient la garantie que leurs réflexions seront prises en compte», a-t-elle expliqué. «On ne se reconnaîtra pas dans le texte parce qu'on l'aura signé mais parce qu'on l'aura écrit», explique le sénateur de Paris David Assouline. Il sera l'un des coordinateurs du futur réseau : «Tous les itinéraires sont les bienvenus», explique-t-il. «C'est une démarche qui désenclave». Ségolène Royal est à la recherche d'une majorité au sein des militants socialistes.

La présidente de Poitou-Charentes ne cache pas son intention de briguer le leadership du parti. Ses partisans le disent. «Aujourd'hui, le PS a besoin d'avoir Ségolène Royal à sa tête autour d'une équipe de gens de talents, et pas seulement des candidats putatifs, et qui l'aident dans sa tâche», a déclaré le député européen Vincent Peillon, lundi, sur France Inter. Pour l'instant, Ségolène Royal donne tous les signes qu'elle partage le même objectif.

15/04/2008

Pour la première fois en un an, Ségolène Royal préférée à Nicolas Sarkozy

Pour la 1e fois en un an, Royal préférée à Sarkozy, selon Ifop

Pour la première fois depuis mars 2007, une majorité de Français préfère la personnalité de Ségolène Royal à celle de Nicolas Sarkozy, selon le "tableau de bord" Ifop pour Paris-Match, rendu public mardi.

Dans ce duel de personnalités, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée recueille les faveurs de 50% des sondés contre 44% qui vont au chef de l'Etat.

Cela représente une hausse de sept points pour la présidente de Poitou-Charentes par rapport au dernier duel testé par l'Ifop, en janvier. Le président perd lui neuf points en trois mois.

Une majorité de sympathisants du MoDem et du Front national la préfèrent désormais à Nicolas Sarkozy, qui n'est majoritaire qu'au sein des sondés se disant proches de l'UMP.

 

12/04/2008

Pour un Congrès utile et serein, comment participer ?

Chers amis,

L'initiative intitulée « Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ? » a lancé le mouvement d'une vaste consultation participative, destinée à préparer les échéances qui attendent le Parti socialiste. Je suis heureuse aujourd'hui de vous annoncer l'ouverture du site qui servira de support à la consultation,
congresutileetserein.com.

Ce site est un espace de débat ouvert, structuré autour des dix questions posées par les premiers co-auteurs de l'initiative. Il accueille les contributions de toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer au renouvellement des idées à gauche, militants et sympathisants du Parti socialiste, citoyens engagés dans le mouvement syndical ou associatif, élus et intellectuels.

La consultation aboutira au début du mois de juillet à la rédaction d'un texte élaboré de manière participative. Pour tenir ce calendrier serré, il est important que vous envoyiez vos contributions personnelles ou vos comptes-rendus collectifs d'ici au 7 Juin (
contact@congresutiletserein.com). Les synthèses seront mises en ligne sur le site à partir de la deuxième semaine de juin.

Je compte sur votre mobilisation pour cette étape essentielle à la construction d'un Parti socialiste fort, porteur d'un projet crédible et capable de faire renaître l'espoir chez nos compatriotes. Je souhaite que partout en France et notamment dans vos sections, vous soyez les fers de lance d'une réflexion porteuse de joie et d'avenir.

Amitiés,

Ségolène Royal

10/04/2008

Ségolène Royal et la préparation du Congrès

Lors de la rencontre des animateurs départementaux Désirs d'avenir, Ségolène Royal parle de la préparation du congrès et indique comment il peut être utile aux Français.

Vous pouvez voir ses interventions en cliquant sur les liens suivants : 

http://www.dailymotion.com/video/x4zkse_s-royal-lors-de-l...

http://www.dailymotion.com/video/x4z9at_segolene-royal-re...

 

Pour un contrôle réel des OGM : signez l'appel du Comité 252

Adopté au terme d’un vote où des UMP et des centristes ont rejoint l’opposition, l’amendement 252 prévoit que les OGM ne peuvent être cultivés que «dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans OGM"».

En clair, il pourrait conduire à exclure les OGM d’une partie du territoire, notamment les parcs naturels ou les zones d’appellation contrôlée.

Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, le gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique. D'ailleurs, Jean-François Copé, chef des députés UMP, a déjà prévenu qu’«il faudra revenir sur les amendements qui ne sont pas conformes aux vues du gouvernement», lors de la deuxième lecture, au Sénat.

Pourtant, cet amendement 252 constitue une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits. Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.

Nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.

Texte de la pétition : 

Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l’agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L’avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d’OGM. 

Nous nous félicitons de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’amendement 252 ajoutant à l’article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».

Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.

Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s’engager à respecter le vote du Parlement et de s’opposer à toute tentative de suppression de l’amendement 252 jusqu’à l’adoption définitive de la loi.

http://petition2.yeppa.org/index.php

Site du comité 252 : http://www.amendement252.blogspot.com/ 

 

06/04/2008

Lancement de la consultation participative : SR dans le JDD du 6 avril

L'ancienne candidate à la présidentielle lance sa consultation participative avant le congrès du Parti socialiste de novembre. Extraits de l'interview exclusive au JDD. Ségolène Royal l'assure, elle veut éviter le conflit de personnes. Mais elle n'oublie pas d'égratigner son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy et de tancer les attitudes des politiques hexagonaux à l'égard des JO.

Propos recueillis par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche

Vous lancez une consultation participative, est-ce une façon de passer à l'offensive?
Une offensive pour être utile aux Français, oui. Ce qui nous intéresse, c'est de répondre à la déception profonde et à la colère, touchant même des catégories qui se croyaient jusqu'alors à l'abri. Il serait très dangereux pour la démocratie, la gauche et le PS que ce congrès ne serve à rien ou se résume à des conflits de personnes. C'est cela que je veux empêcher.

Etes-vous candidate au poste de premier secrétaire?
Ce n'est pas le problème pour l'instant. Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. L'époque où un petit nombre de gens pouvaient sur un coin de table écrire un texte et le soumettre au vote des militants est terminée. Les adhérents n'ont pas été réellement consultés depuis la campagne présidentielle. Je veux que ma contribution soit le fruit du plus grand nombre. D'ailleurs, si on regarde les programmes municipaux des candidats PS, tous ont eu une démarche participative. Une démarche dont Nicolas Sarkozy s'est gaussée pendant la présidentielle, mais on voit que j'avais raison: avec son pouvoir personnalisé, il échoue.

Vous poursuivez votre route malgré les tirs de barrages...
Ce sont des fétus de pailles, par rapport aux difficultés que connaissent le pays, l'Europe et la planète. Je ne suis pas là pour me pousser en avant, mais pour me mettre au service de la gauche, de l'alternance, dans la continuité de la campagne présidentielle. Sinon, les militants et l'opinion pourraient me reprocher d'avoir laissé le débat s'enliser au PS. Je prends donc mes responsabilités, avec des hommes et des femmes de talents, pour que nous puissions collectivement présenter une offre politique qui incarne un idéal et un espoir.

Quelles sont les nouvelles règles communes à établir au PS?
Peut-être se taire plutôt que de critiquer les initiatives intéressantes, voilà une bonne règle.

Vous ne dites rien sur les alliances avec le centre?
J'ai dit ma position au moment des élections. Les faits m'ont donné raison. J'y reviendrai le moment venu, comptez sur moi.

Que répondez-vous aux reconstructeurs qui préconisent un premier secrétaire non présidentiable...
Dès que j'entends des attaques personnelles, je n'écoute plus. Je ne suis pas uniquement tournée vers l'intérieur du PS puisque j'ai mené une campagne présidentielle pour toute la gauche, ce qui me donne une responsabilité. Je n'ai pas l'intention de me laisser entraîner dans une bagarre d'appareil dont les Français, comme les militants, seraient vite dégoûtés.

Votre avis sur votre probable adversaire au poste de premier secrétaire Bertrand Delanoë?
Je n'ai pas d'adversaire. Je ne suis contre personne, je suis pour que le congrès soit à la hauteur du défi historique qui est le sien aujourd'hui. J'ai rassemblé des équipes pour être avec elles en première ligne.

Des badges "Pour un monde meilleur", une banderole sur l'Hôtel de Ville de Paris, cela vous parait suffisant pour manifester notre solidarité avec les Tibétains?
Non. Moi, j'ai toujours demandé que la France menace de boycotter les Jeux olympiques. Si le pays des droits de l'Homme avait eu le courage de parler haut et fort, en discutant avec ses athlètes, pour dire 'on ne va pas en Chine tant que le Tibet n'est pas respecté', on aurait entraîné d'autres pays. Les brassards, les drapeaux, les banderoles, c'est mieux que rien, mais c'est se donner bonne conscience à peu de frais. Le recul de l'appartheid en Afrique du sud a commencé quand on a menacé d'y boycotter les matchs de rugby. Quand on est très fort sur des valeurs, cela bouge. Quand on est fait preuve de lâcheté, la force va à la dictature.

Nicolas Sarkozy pourrait boycotter les cérémonies d'inauguration...
A quoi cela rime? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives. Moi, je suis convaincue que le pic de la répression et des assassinats aura lieu pendant les J.O. Les Chinois vont aller jusqu'à narguer les démocraties. Tout le cinéma, les tigres de papier agités avant, paraîtront alors totalement dérisoires. Il est encore temps de menacer de boyotter les JO.

04/04/2008

Comment le congrès du Parti socialiste peut-il être utile aux Français?

Chères amies, Chers amis,

Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.

Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.

Amitiés

Ségolène


Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.

Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.

Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.

Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).

C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.

Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.

La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.

L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.



Premiers coauteurs de ce document : les membres du conseil politique, qui se réunit le mardi autour de Ségolène Royal, les responsables des groupes de travail (par exemple sur la santé), des présidents de régions et élus qui suivent et participent aux réunions. Cette liste est ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudraient participer à l'initiative que nous lançons.

Ségolène Royal -François Rebsamen - Vincent Peillon -Jean Louis Bianco -Manuel Valls -Gilles Pargneaux -Delphine Batho -David Assouline -Guillaume Garot -Aurélie Fillipetti -Michel Sapin -Jean-Pierre Mignard -Jean-Jack Queyranne -Jacques Auxiette -Nadjat Belkacem -Pascal Terrasse -Dominique Bertinotti -Michèle Delaunay -Jean Guerard

- Les dix sources d’inquiétude des Français

  1. un capitalisme qui perd la tête ;

  2. la dégradation du niveau de vie ;

  3. les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

  4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

  5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

  6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

  7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

  8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

  9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

  10. une planète menacée d’autodestruction.



- Les sept valeurs et objectifs qui nous guident


  1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

  2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

  3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

  4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

  5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

  6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

  7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.



- Les dix questions à trancher


  1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?

  2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

  3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

  4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

  5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?

  6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?

  7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

  8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient  victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

  9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

  10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?


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