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09/09/2007

Réunion Désirs d'Avenir Nord-Essonne

Le 18 septembre une réunion Désirs d'Avenir pour le Nord de l'Essonne est organisée à Bures sur Yvette.

Des informations plus précises vous seront données sur ce blog dans les meilleurs délais, mais vous pouvez d'ores et déjà noter cette date sur votre agenda.

Ségolène or not Ségolène ?

Je vous fais passer l'extrait du discours de Montebourg à Fouras, où il s'explique sur les relations entre les Rénovateurs et Ségolène Royal.

Vous trouverez sur le lien suivant l'intégralité de ce discours : http://www.renover-maintenant.org/article.php3?id_article=891

" Ségolène or not Ségolène

Il n’est pas inutile de revenir un instant sur les journées de Fouras de l’année dernière où nous avions à faire le choix Ségolène or not Ségolène.

Souvenez-vous, ce fut un moment d’inquiétude entre nous, de discussions vives et je me souviens qu’au moment peut-être le plus croissant dans l’intensité des débats, la question fut posée de savoir pourquoi Frangy avait précédé Fouras, en dehors du fait qu’il y avait là un calendrier qui s’imposait à nous et que Frangy était avant Fouras, et que Ségolène venant à Frangy, nous créions, je me souviens encore de cette expression, les conditions de la qualification dans le débat public de nos idées.

Il est vrai que Ségolène, je peux vous le dire maintenant, en tout cas je vous le dois, chers camarades, ne souhaitait pas négocier avec les courants car elle ne voulait pas s’affaiblir en entrant dans la mécanique destructrice du Parti socialiste. De cette manière elle nous a interdit toute discussion de courant à courant autre qu’un certain nombre d’échanges personnels qui ont tenu leurs promesses et je tiens à l’en remercier. La VIème République fut dans les débats de la présidentielle, la réconciliation du oui et du non dans le débat européen nous a permis de faire prendre en compte une partie des positions que nous avons défendues dans nos congrès successifs ; la mondialisation et la manière de la maîtriser a été, elle aussi, dans les débats de la présidentielle.

Ce travail politique, conçu en confiance, a été réalisé avec votre soutien à sa candidature. Je pense, en toute conviction personnelle, que l’offre politique originale que Ségolène Royal offrait au pays pendant cette présidentielle fut autrement plus intéressante que ce qu’avait produit le congrès du Mans et sa fausse synthèse. En fabriquant une synthèse à l’extérieur, certes de bric et de broc, dans l’improvisation, avec les forces qui acceptaient de la soutenir, Ségolène a construit un alliage qui a produit des effets sur toute la gauche, dopée par la crainte de la réédition du 21 avril 2002. Soutenue par l’esprit du vote utile dès le premier tour, elle a rassemblé dans un premier tour, qui ressemblait quantitativement, à celui de François Mitterrand en 1981, elle a rassemblé toutes les gauches dans un alliage original, mêlant les sensibilités et les traditions, les apports politiques de l’environnementalisme, du syndicalisme, la question de la démocratie que nous posions nous autres notamment, la recherche des moyens de lutter contre les délocalisations, contre l’inégalité réelle dans l’école et proposant au pays des redressements réels et concrets.

Bref, il y eut pendant cette campagne des avancées considérables, conceptuelles, politiques qui sont pour nous aujourd’hui un acquis qu’il ne faut pas laisser choir.

C’est un capital politique qui, s’il a réussi à rassembler les Français de gauche dès le premier tour de façon forte, était insuffisant pour convaincre une majorité de Français. Et de ce point de vue-là, le travail reste à poursuivre et à accomplir. Et ce travail de rénovation sur le fond bien sûr doit être en rapport et mis en rapport avec les acquis de la campagne.

Ces acquis, ce sont d’abord des territoires qui se sont réveillés : les quartiers populaires, les banlieues. Ce sont aussi des catégories socioprofessionnelles que nous avions perdues qui sont revenues vers nous. 12 et 13 % des ouvriers et employés avaient voté Lionel Jospin au premier tour. Ils étaient plus du double, voire davantage, frôlant les 40 % dans certains cas, autour de la candidature de Ségolène Royal. Nous avons donc accompli un chemin à l’inverse de cette pente fatale que nous dénoncions après les élections de 2002.

Il est utile aussi de regarder comment d’une certaine façon Ségolène Royal a réussi à faire tout ce travail là où nous nous avions échoué à l’intérieur. Par l’extérieur, elle est passée là où nous n’avions pas pu passer par l’intérieur du système du parti socialiste. De ce point de vue, cela restera un exemple politique à garder dans les mémoires pour la suite des évènements et du comportement que nous aurons, les uns et les autres, à choisir."