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27/06/2007
Le Conseil National des blâmes, par Thierry Mandon
Dans une province reculée de l’Ancien Empire Chinois, la tradition voulait qu’un chef de guerre rentrant chez lui victorieux soit soumis à la « nuit des blâmes ». Au cours de cette cérémonie méticuleusement organisée, les sujets pouvaient librement adresser au suzerain tous les reproches possibles, des plus fondés, comme la mort au combat d’un membre de la famille, aux plus variés. Il arriva ainsi qu’on reprocha au vainqueur l’affadissement des couleurs des drapeaux sous l’effet de la poussière ou le temps trop long passé à rentrer chez lui après la bataille.
Samedi matin dernier, lors du « Conseil National des blâmes », tous ces reproches et bien d’autres furent adressés à Ségolène Royal : drapeau de nos valeurs bradées aux sirènes centristes, absence ce jour-là qui traduisait le peu d’empressement à rejoindre les siens... Rien ne lui aura été épargné. Mais de la Chine du Moyen-Âge, le Parti Socialiste n’aura finalement retenu que la complexité et l’immuabilité de l’ordre intérieur. Car, pour le reste, le « conseil national des blâmes » n’aura pas eu pour objet de renouer, à travers la libre critique, la relation d’amitié et de confiance entre le valeureux combattant et son peuple, pas plus que de l’inviter à retrouver ainsi sa place parmi les siens. Le flot libéré des critiques n’avait pour seul objet que de fermer la porte à celle qui avait porté nos couleurs et de refermer la trop longue et douloureuse parenthèse qu’avait été, pour bon nombre de nos dirigeants, la campagne présidentielle. Que les sifflets contre les adhérents à 20 €, pourtant votés à l’unanimité des mêmes il y a quelques mois, aient donné la nausée, soit : nous sommes malheureusement convaincus depuis trop longtemps que l’intégration que nous professons pour la société a encore du chemin à faire dans nos rangs ! Mais les vociférations et mâles protestations contre la candidate, sa campagne et ses déclarations avaient pour objectif inavoué de masquer l’indicible : surtout ne rien changer. Au Parti Socialiste, depuis 10 ans, on ne change jamais une équipe qui perd : le Parti du mouvement est devenu le chantre de l’immobilisme.
Nous voici donc repartis avec les mêmes : François Hollande, soutenu par Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius au Parti, une pseudo refondation organisée à la va vite en 3 forums thématiques, des assises qui viendront après, quand on aura définitivement écoeuré tout postulant de venir travailler avec nous, quelques jeunes alibis pour éviter de toucher aux fondamentaux : c’est le scénario 2002.
On parle de refondation. Mais on commence à fermer, verrouiller et exclure, sous le regard distrait et souriant d’un 1er secrétaire qui depuis 10 ans n’aura jamais été là quand il le fallait pour défendre notre intérêt collectif.
Car l’intérêt collectif exigeait l’exact contraire des mortifères décisions de samedi : d’abord ouvrir, consulter, écouter, prendre le pouls d’une société dont notre appareil asséché n’entend plus que le lointain écho le soir des désillusions électorales successives. Ensuite, rendre à notre candidate le bénéfice de l’élan qu’elle a su créer, comprendre combien a du être difficile la campagne présidentielle où les bâtons dans les roues n’ont pas manqué. L’inviter ainsi à participer pleinement au travail de rénovation qui sera nécessairement collectif et ne peut se construire contre le Parti sauf à tirer un trait sur ce qu’il est. En appeler enfin aux militants pour qu’ils participent largement à nos Etats Généraux de la refondation plutôt que de faire siffler les plus nouveaux des socialistes.
Nous voici donc une nouvelle fois mal barrés ! Que faire ? Adhérez ! au risque du paradoxe, il faut dès à présent expliquer à ceux qui aiment le PS et veulent sa rénovation véritable, qu’ils doivent venir l’imposer à quelques dirigeants qui feront tout pour l’interdire. S’organiser ! Car il existe dans le Parti des rénovateurs dans toutes les anciennes sensibilités qui n’en peuvent plus de ces éventuelles luttes sclérosantes et n’acceptent pas les échecs programmés. Penser ! Car il est d’ores et déjà certain qu’à peine ripolinés, nos dogmes étoufferont toute pensée critique. Imagine-t-on nos éléphants dire autre chose que ce qu’ils expriment depuis 25 ans ? Pourtant, c’est en nous attachant à un authentique travail de réflexion et d’imagination que nous donnerons corps à la rénovation.
Je forme le vœu qu’en août prochain, à Fouras, nous ouvrions très largement ce processus d’impertinence collective, proposions d’y associer très largement et librement dans le Parti et hors le Parti ceux qui croient à la rénovation par les idées et réfléchissions dès à présent à l’organisation appropriée de cet « atelier rénovateur » sans lequel, je le crains, militer à gauche n’aurait plu guère de sens. Viendra, plus tard, la question de savoir qui il doit - ou pas - servir. Pour l’instant, il faut qu’il existe, au-delà des uns, des unes et des autres.
Avec une méthode tirée de notre conte chinois : là-bas « la nuit des blâmes » n’était finalement rien d’autre qu’un rappel aux combattants vainqueurs et glorieux de leur devoir d’humilité. La tradition chinoise ne dit pas que ce rappel ait été utile les soirs de défaite. Mais, habitués que nous sommes depuis 3 présidentielles, à la gestion des lendemains de batailles perdues, nous pourrions commencer par cela : l’humilité. Puis tracer le chemin : l’exigence. Le reste viendra alors, en son temps.
Thierry Mandon, Maire de Ris Orangis, Vice Président du Conseil Général de l’Essonne.
06:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/06/2007
Le PS appartient aux militants !
J'avais fait le choix d'être dans ma région. J'ai été écartée longtemps de cette région parce que j'ai été engagée dans une campagne nationale, la présidentielle et les législatives.
Il n'y avait pas forcément que des propos aimables qui ont été échangés. Je me suis posée une règle éthique depuis toujours c'est de ne dire jamais de mal d'un autre socialiste, et en ce qui concerne les adversaires politiques c'est de ne jamais les attaquer sur le plan personnel. Je continue à me l'appliquer.
J'entends un certain nombre de choses qui sont dites par ceux là mêmes qui sont ensemble venus pour me demander de les aider à gagner les élections législatives. Tout cela n'est pas grave. Je trouve que cela ne rend pas service au collectif, à notre combat commun, à notre idéal commun.
Ce n'est pas à ce niveau que doivent se situer les prises de paroles politiques. Cela nous fait du mal collectivement et en même temps je ne veux pas me situer sur ce même niveau. J'ai rassemblé sur mon nom 17 millions d'électeurs et d'électrices qui attendent que nous continuions à travailler pour assurer demain une relève, à incarner l'avenir, voilà ma tâche aujourd'hui.
Je ne suis pas pressée. Le Parti socialiste n'est pas un objectif en soi. C'est la plus grande organisation politique qui est au service des Français pour préparer une alternance et pour rénover la vie politique.
Après une élection présidentielle, il y a deux solutions.
Soit on dit on arrête, comme l'avait fait Lionel Jospin (en 2002). Ce n'est pas le choix que j'ai fait (...) Soit on dit comme François Mitterrand après 74 'je continue' (...) Pas pour moi. Ce n'est pas un itinéraire personnel mais parce que il y a eu une espérance qui s'est levée, un mouvement très fort qui s'est mis en mouvement lors de cette campagne".
20:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/06/2007
Commentaires perso sur le CN
Le conseil national a adopté à une très large majorité le calendrier et la méthode proposé par François Hollande.
Mais ce CN a été aussi l'occasion de règlements de comptes, où les anciens courants voulaient « faire la peau » à Ségolène Royal, les partisans de Royal répliquaient, et François Hollande faisait semblant d'organiser les choses à partir du no man's land (on a eu la confirmation qu'il est un premier secrétaire en sursis).
L'adoption de la motion présentée par Hollande à une très large majorité est donc décalée par rapport à la réalité, dans laquelle les interventions des responsables des différents courants étaient assez virulentes.
On constate aussi un grand décalage entre la déclaration du premier secrétaire à l'issue de ce conseil, où il déclare à la presse que « l'esprit de rassemblement et de rénovation a prévalu au parti socialiste... », et la réalité.
En fait, ce Conseil National, hormis l'adoption d'un calendrier, ne semble rien avoir réglé.
Il faut maintenant que notre parti adopte un corpus idéologique en phase avec la société d'aujourd'hui, mais aussi qu'il adopte un nouveau leader qui incarnera ces valeurs (nous espérons bien sûr que ce leader sera Ségolène Royal)
Cela commencera peut-être dès l'université d'été, fin août, qui sera suivie de conventions à partir de septembre, qui trancheront des questions que le PS n'avait pas encore tranché.
D'ici là, chaque courant va renforcer ses positions.
Notre rôle, ici, est de regrouper les partisans du renouveau de la gauche et du parti avec Ségolène Royal.
N'hésitez pas à vous manifester par un simple courriel pour vous inscrire sur notre liste de diffusion.
Rolland
21:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Motion présentée par F. Hollande et adoptée par lez Conseil National du PS le 23 juin.
Les socialistes viennent de subir deux défaites successives. Elles sont honorables, mais lourdes de conséquences.
Lors de la présidentielle, nous avons, avec Ségolène Royal, franchi largement l’étape du 1er tour, mais nous avons échoué à 47 % au second tour.
Quant aux élections législatives, si notre Parti progresse en voix et en sièges par rapport à 2002 et si le résultat est largement supérieur à ce qui était annoncé, la majorité sortante est restée majoritaire.
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy –avec l’UMP- détient tous les pouvoirs nationaux pour 5 ans et la gauche sort –dans son ensemble- affaiblie.
Le Parti Socialiste lui-même doit tirer toutes les conclusions de ce cycle électoral et de ce qu’il a révélé. Il doit produire toutes les analyses nécessaires pour que nous ne soyons plus seulement considérés comme une protection contre la droite, mais comme une espérance pour le pays. Il doit revisiter son corps de doctrine, aborder franchement les sujets qui n’ont pas été suffisamment clarifiés, préciser ses réponses par rapport aux questions de la globalisation financière comme de la montée de l’individualisme et de l’urgence écologique. Sans rien perdre des valeurs qui fondent son identité, il doit définir le Socialisme du XXIème Siècle, en tirer les conclusions indispensables sur ses pratiques, son organisation et ses modes de décisions.
Dans le même temps, nous devons être une opposition utile, ferme dans la contestation, ouverte dans la proposition. Tel est le défi pour les 5 années à venir.
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Depuis 2002, le PS a progressé dans bien des domaines, mais il n’a pas gagné là où il était le plus attendu, c’est-à-dire en 2007. Ce n’est pas l’insuffisance des votes qui nous a handicapé (il y a eu deux congrès, un référendum interne et une primaire interne), mais le défaut d’une confrontation assumée et d’un travail collectif respecté.
Néanmoins, l’échec que nous venons de subir nous concerne tous. Nous devons collectivement avoir la lucidité de tout regarder : notre projet comme nos comportements et de prendre la mesure de ce que nous n’avons pas fait et de ce que nous avons mal fait.
Ce processus de réflexion et de rénovation doit être mené de manière rapide, audacieuse et sincère. Avec le souci de ne rien occulter de ce qui vient de se passer, mais avec la volonté de préparer ensemble l’avenir.
Nous devons comprendre les raisons de la victoire de la droite et les causes de notre défaite, saisir les mutations de notre société comme les évolutions des électorats selon les générations et les catégories sociales, pour construire politiquement et idéologiquement la réponse à apporter aux Français.
Aussi, nous proposons, sans plus attendre d’engager un travail autour de 3 objectifs :
• Aller le plus loin possible dans la redéfinition de nos orientations, afin d’ouvrir tous les choix possibles sur les questions les plus décisives pour les Français (emploi, pouvoir d’achat, retraites, sécurité…).
• Rénover nos procédures et revoir notre organisation. Notre démocratie est une richesse, elle ne doit pas servir à nous affaiblir. Nous devons améliorer notre fonctionnement et nos règles de délibération pour donner de la force à notre vision de la société et à nos positions communes.
• Tracer les nouvelles frontières de la gauche capables de construire un rassemblement majoritaire.
Ce processus doit impliquer directement les militants et permettre des décisions acceptées par tous à l’occasion de notre prochain Congrès, en tranchant sereinement entre nous les options qui peuvent nous séparer.
1. Le calendrier
De l’université d’été de La Rochelle aux assises de la Gauche
Dès l’université d’Eté de La Rochelle, le 31 Août 2007, nous ouvrirons la phase du diagnostic.
Ensuite, à partir du mois de septembre, trois forums seront ouverts sur :
a) Le socialisme dans la mondialisation : comment produire davantage de richesse et d’emplois ? Quelle politique économique possible pour renforcer la compétitivité et la croissance ? Quel rôle pour l’Etat ? Quelle place pour l’impôt et la redistribution ? Quelle dimension donner à l’impératif écologique ? Quel projet européen ?
b) L’avenir de la solidarité dans une société individualisée, un monde du travail fragmenté, et une espérance de vie plus longue : Quelle nouvelle relation du travail ? Quelle protection sociale ? Quelles solidarités urbaines ? Quel aménagement du territoire ?
c) La citoyenneté dans la Nation : Comment assurer la mobilité et la promotion pour chacun ? Comment lutter contre les discriminations ? Comment assurer le respect des règles, l’autorité de l’Etat et la sécurité ? Quelle politique d’immigration ?
Parallèlement, une Commission de la Rénovation sera mise en place pour élaborer une révision de nos procédures et de notre organisation, avec des mesures fortes pour atteindre nos objectifs en matière de parité, de diversité et de renouvellement. Ces conclusions serviront également à nos débats pour le prochain congrès.
Enfin, des Assises de la Gauche seront lancées –avec les formations politiques et les acteurs du mouvement social qui voudront s’y associer- pour réfléchir à la structure capable de nous faire travailler ensemble sur la législature en coordonnant notre opposition à la politique de la droite et en préparant les échéances électorales, à commencer par les élections municipales de mars 2008.
2. La méthode
La réflexion sera menée par des responsables qui incarneront le renouvellement et l’expérience. Nous confronterons nos réflexions, nos analyses, notre bilan, au regard extérieur : celui des intellectuels, des forces syndicales et associatives et des socialistes européens. Il nous faut chercher des réponses par des remises en cause fortes et des propositions largement nouvelles.
Elle associera, à toutes les étapes, les adhérents du Parti et sera l’occasion d’en accueillir de nouveaux. Elle se concluera par des Conventions qui acteront toutes les convergences possibles et marqueront les choix alternatifs que les militants auront à ratifier le moment venu.
3. Le Congrès ordinaire du Parti
Il se tiendra après les Municipales de 2008. Il portera, comme tous les congrès ordinaires, à la fois sur la ligne, la stratégie et le leadership. Mais il sera aussi extraordinaire, car il reprendra toutes les conclusions de nos débats.
Je propose qu’après le congrès de 2008, le prochain se tienne après la série des élections intermédiaires et locales de 2009 et 2010 (européennes, régionales et cantonales). Il déterminera les modalités de calendrier et de préparation des élections présidentielle et législatives de 2012.
D’ici là, nous avons à désigner nos candidates et candidats pour les élections municipales, cantonales et sénatoriales. Une Convention nationale ratifiera à la mi-décembre 2007 les votes des militants et adoptera le projet pour les municipales de 2008.
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Nous sommes devant l’obligation de changer. De mettre les idées avant les personnes ; d’éviter les surenchères et les faux consensus. Bref, « choisir », mais en préservant l’unité des socialistes.
Le premier changement commence surtout par un nouvel état d’esprit. Avant toute chose, nous devons nous respecter, respecter le Parti et ses décisions, respecter les militants, ses hommes et ses femmes dévoués, qui localement, là où la gauche est forte mais aussi là où la situation politique est plus difficile pour nous, portent nos idées les espoirs de nombreux Français.
Il n’y aura pas demain de victoire possible sans un grand Parti socialiste. Il doit s’ouvrir largement. Il doit porter des valeurs, des propositions susceptibles de structurer le débat et faire pleinement de la politique. C’est-à-dire de l’idéologie.
Nous affrontons une droite décomplexée et dont le Chef utilisera tous les moyens pour brouiller les pistes, confondre les enjeux, déstructurer la politique. En face, la gauche doit mettre de la clarté : dans les idées, les enjeux et les pratiques.
Cette proposition doit permettre au Parti Socialiste de franchir une nouvelle étape pour que nous soyons demain en capacité d’offrir aux Français une espérance.
Nous devons ouvrir un nouveau cycle. Il commence aujourd’hui. Ce n’est pas un calendrier, c’est un processus qui s’engage et dont le contenu permettra d’être au rendez-vous de 2012.
C’est dans cet esprit que je vous demande par un vote d’approuver cette démarche de mutation.
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22/06/2007
A propos de la polémique sur le smic et les 35 heures...
| "J'observe toutes les polémiques qui tournent autour de mes récentes déclarations sur les 35 heures ou le SMIC à 1500 Euros. Ces déclarations ne sont pourtant pas nouvelles. Elles n'ont pas été faites de manière unilatérale, mais lors d'une émission politique en réponse aux questions d'un journaliste. Ma conception de la politique, c'est de répondre clairement, sans détour, aux questions qui me sont posées. C'est ma liberté de parole et j'entend l'utiliser tant que ces questions, ces débats portent sur des sujets de fond. Je ne me suis jamais livrée et ne me livrerai pas davantage aujourdhui à des attaques personnelles. Je souhaiterai que cette règle s'applique à tous. Et que le débat dont nous avons besoin, porte exclusivement sur le fond. Les observations que j'ai faites sur le Smic ou sur les 35 heures sont des exemples parmi d'autres du bilan idéologique qu'il nous faut dresser pour aborder la rénovation. D'ailleurs, les syndicats étaient eux memes très réservés sur ces 2 mesures qui doivent faire l'objet d'une négociation avec eux dans un cadre plus large sur le pouvoir d'achat, les salaires et l'emploi tel que prévu dans le projet socialiste et dans le pacte présidentiel (Conférence nationale sur la croissance, les salaires, et l'emploi). La gauche doit etre capable de mettre en cause ses dogmes et les formules toutes faites sans que cela ne suscite, immédiatement, des polémiques peu propices au débat". |
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20:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ségolène Royal aux "Quatre vérités" sur France 2
Ségolène Royal a qualifié vendredi de "probable" sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012.
"C'est probable. Il a des logiques, des cohérences mais j'ai envie de continuer. Les militants décideront", a-t-elle dit sur France 2.
L'ex-candidate à la dernière présidentielle a estimé que le candidat à la présidentielle ne doit "pas forcément" être aussi le premier secrétaire du parti. "Mais il faut s'assurer d'une cohérence entre les deux", a-t-elle ajouté.
Invitée à dire si elle souhaitait succéder à François Hollande comme premier secrétaire du PS, elle a répondu qu'elle n'était "pas candidate à tout".
Pour autant, elle a souhaité "assumer en effet des responsabilités dès lors que les militants le décideront".
Selon elle, les adhérents du PS doivent être "rapidement consultés", "le plus rapidement possible" sur "un certain nombre d'options". "Il faut qu'il se passe quelque chose avant" les élections municipales de mars 2008, a-t-elle dit.
"Il ne faudrait pas que tout soit gelé à l'intérieur du PS sous prétexte qu'il y a des élections municipales et qu'il y a des équilibres internes de courants" à respecter dans "les désignations des listes" de candidats pour les municipales.
Mme Royal a expliqué que "pour gagner l'élection présidentielle, il faut à la fois un parti en ordre de marche, cohérent avec la candidate ou le candidat, un projet cohérent et un leader. C'est assez simple, c'est ce que la droite avait, d'ailleurs", a-t-elle fait valoir.
La présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé pour "une cohérence dans le calendrier". "Il faut que le candidat à l'élection présidentielle soit désigné avant que le projet soit fait pour qu'il y ait un travail collectif".
Mercredi, elle avait déclaré qu'il fallait "remettre en cause un certain nombre de choses" dans l'idéologie socialiste. "Par exemple, le SMIC à 1.500 euros brut dans cinq ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas du tout été crédibles", avait-elle dit.
19:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/06/2007
Ségolène Royal sur La Chaine Parlementaire le 20 juin
"Ca doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard. Il y a quelques figures symboliques fortes qui entrent au gouvernement.
Je pense qu'il faut qu'il se passe quelque chose rapidement, qu'il y ait du mouvement, que les gens sentent que le PS redevient un lieu de discussion, de refondation idéologique, de travail, attire les meilleurs pour (...) faire converger vers nous des forces vives avant qu'elles ne partent.
Le Smic à 1.500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas été du tout crédibles.
Moi-même j'avais un doute là-dessus".
Ségolène Royal a expliqué avoir défendu ces mesures "par cohérence avec le projet socialiste.
Ce dont j'ai souffert lors de l'élection présidentielle, c'est le déficit de clarification du projet politique. J'ai une vision des alliances politiques et en particulier du travail qu'il faut faire avec le centre gauche qui n'est pas forcément le choix de tous les socialistes.
Il faut redonner la parole aux militants. Je veux être la garante de la démocratie interne dans le parti socialiste. (...) Plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Et plus les militants auront la parole tôt, plus le PS pourra se réformer".
Ségolène Royal s'est dite "favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités" car "sinon, il y a un risque d'inertie" et de départ des militants.
Evoquant le Conseil national du PS samedi où François Hollande proposera le maintien du congrès à l'automne 2008, Ségolène Royal a affirmé : "Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite pour trancher une ligne politique.
Ce n'est pas une question de calendrier, mais c'est une question de rapidité, d'une mise en mouvement, d'une remise en cause d'un certain nombre de dogmes du passé".
Ségolène Royal revient sur la promesse d'exonération des droits de succesion de Nicolas Sarkozy.
"Les Français ont été très sensibles à cette promesse, mais ils ont été trompés d'une certaine façon.
Cette mesure a consisté à alléger les successions en ligne directe alors que 75% des successions sont déjà exonérées et on a fait croire aux gens que ça les concernait.
Ca marche parce que les gens pensent qu'ils sont concernés ou qu'ils peuvent un jour devenir riches. On connaît ces réflexes psychologiques qui ont été étudiés de près dans le discours politique. Nicolas Sarkozy a repris un discours bien connu de George W. Bush qui avait aussi fait ce genre de promesses"et qui fait croire aux gens modestes qu'ils sont riches ou qu'ils vont le devenir.
Je sais parfaitement que lorsqu'il a promis cela, il savait exactement quel type de réflexe il pouvait obtenir, alors que ça ne correspondait pas à la réalité".
20:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/06/2007
Interview SR sur France Inter
Ecoutez l'Interview de Ségolène Royal sur France Inter.
Cette interview devait être diffusée mardi et sera la seule consacrée au sujet de sa vie personnelle.
Certains médias ont choisis de sortir l'information le soir du second tour des élections législatives. Il est parfaitement scandaleux que l'information soit sortie dans ces conditions.
L'objectif a été de contribuer à un télescopage insidieux et particulièrement désagréable et indépendant de sa volonté.
http://www.dailymotion.com/video/x2ay07_interview-france-...
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Discours au soir du 17 juin
Retrouvez sur le lien suivant l'allocution prononcée par Ségolène Royal à Melle, au soir du second tour des législatives.
20:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Arnaud Montebourg : "Rien ne sera plus comme avant à gauche, au PS."
Le suffrage populaire a parlé.
Je remercie sincèrement et chaleureusement les électeurs Bressans, du Val de Saône, de leur fidélité et de leur présence indéfectible à mes côtés.
Dans la tempête politique que nous avons traversé ensemble, nous nous sommes donnés la main, et mené le combat à son but, et ce malgré les intimidations, le travail de sape, le colportage de la haine et l’importation dans cette campagne de méthodes plus propres au monde du renseignement que respectueuses des usages de la démocratie parlementaire.
Nous avons surmonté ensemble le péril de l’écrasement promis et annoncé par avance !
Je tiens ce soir à dire aux bressans que cette preuve de confiance et d’attachement dans ce moment difficile est l’acte le plus généreux qu’ils ne m’aient jamais adressé depuis 10 ans que nous travaillons ensemble. Je m’en souviendrai longtemps.
Nous avons défendu avec passion la démocratie, l’équilibre démocratique, la nécessité du contrepouvoir, toutes choses relevant de la Vie République.
Nous avons soutenu les valeurs de la solidarité, les garanties collectives comme la Sécurité Sociale, la retraite.
Je l’ai fait pour ces ouvriers, salariés, retraités, commerçants et artisans écrasés par le système économique, et trompés par le système politique. Ils doivent savoir que pendant ces 5 prochaines années, je me tiendrai à leur côté.

Quant à la gauche, je la crois responsable de la situation dans laquelle elle s’est elle-même placée. Elle ne pourra pas incriminer cette fois personne d’autre qu’elle-même :
Elle a refusé de regarder la réalité de la société française et du monde en face et d’y adapter et faire évoluer ses propositions, son discours et son projet.
Elle a refusé de réformer son organisation dépassée, minée par des écuries aussi autodestructrices que déchirantes.
Elle a refusé de donner aux générations nouvelles la clé de l’avenir, préférant installer le PS dans l’immobilisme plutôt que de transmettre le témoin à une nouvelle génération de responsables publics qu’elle avait le devoir de préparer à l’exercice du pouvoir.
Il y a eu le temps des éléphants, désormais résolu et dont la page se tourne définitivement. Voici maintenant venu le temps enthousiasmant des jeunes lions : sereins, puissants et capables des meilleurs combats.
Il est bien certain désormais que rien ne sera plus comme avant à gauche, au Parti Socialiste. Nul doute que je prendrai toute ma part de responsabilité dans la reconstruction de cet avenir.
à Louhans (Saône-et-Loire), déclaration d’Arnaud Montebourg après sa victoire le 17 juin 2007
20:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



